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Les quatre accords toltèques

La voie de la liberté personnelle

La voie de la liberté personnelle

Dans son livre, Miguel Ruiz nous propose un code de conduite à la fois simple et puissant pour accéder à la liberté, au bonheur et à l'amour.

Basés sur la sagesse du peuple toltèque, ces quatre principes nous aident à comprendre comment fonctionnent :

  • notre tête (nos pensées),
  • notre coeur (nos émotions),
  • notre corps (nos actions).

La tête

Il s'agit de cette petite voix intérieur qui nous juge en permanence. Notre mental se répète continuellement les mêmes critiques (je ne vais pas y arriver ; et si j'échoue ?). Dans la sagesse toltèque, cela vient du fait que nous considérons le monde uniquement selon deux principes : le bien d'un côté et le mal de l'autre. Bien sûr, nous sommes toujours du côté du bien et les autres sont dans l'erreur.

  • J'ai raison, il a tort.
  • Je lui donne tout, il ne me donne rien.
  • Je suis moche, il est beau.

La part d'ombre, de colère, de tristesse ou encore de méchanceté qui existe en chacun de nous est toujours rejetée alors qu'elle aurait besoin d'être accueillie.

Le coeur

Nos émotions sont en perpétuel changement, chaque jour, voire chaque heure (je suis triste, j'ai peur, je suis heureux, j'ai honte...).

Le corps

Notre corps ressent ces situations de tension comme une douleur qui peut se manifester au ventre, à la tête, sous forme de crispations, de difficultés d'endormissement, etc.

Au final, dans la sagesse toltèque :

  1. on ne s'aime pas soi, car on est coupé de soi-même, de ses besoins, de qui l'on est profondément ;
  2. on n'aime pas les autres, car on est coupé de ces derniers, lesquels sont méchants, jaloux, agressifs.

Pour les Toltèques, tous ces blocages sont dus au brouillard - qu'ils appellent mitote - que nous avons devant les yeux depuis la naissance et qui nous empêche de voir la réelle beauté du monde.

Le mitote représente toutes nos croyances limitatives, instaurées depuis l’enfance par nos parents, l'école, la société, la morale, les médias et la religion qui nous dictent comment être et comment penser pour appartenir à la société et ne pas être rejetés. On nous inculque ce qui est bien ou pas, ce qui est beau ou pas, ce qui est juste ou pas, ce que nous devons faire ou pas… Ces visions imposées nous maintiennent dans la souffrance et faussent notre réalité. C'est en vivant selon ces croyances que l'on est malheureux, car l'on n'est pas soi-même. Et ne pas être soi-même donne un grand sentiment d'incompétence, de solitude et d'inaccomplissement.

A l’aide de ces 4 règles de vie très simples, l'auteur nous propose de changer radicalement notre manière de voir le monde, les autres et nous-mêmes. Voici ces 4 règles :

 

1 - Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui. Utilisez la puissance de la parole au service de la vérité et de l'amour.

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui. Utilisez la puissance de la parole au service de la vérité et de l'amour.

Cet accord porte sur l'importance du choix des mots pour garder confiance en soi.

Cela nous invite à nous exprimer de façon consciente pour :

  • surveiller nos pensées afin d'apprendre à ne plus nous juger ou juger les autres sévèrement ;

  • exprimer des choses qui nous appartiennent vraiment, et non par peur ou par mimétisme.

Un brin de poésie

Le mot de Victor Hugo

« Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes ;
Tout, la haine et le deuil !
Et ne m’objectez pas que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas…


Ecoutez bien ceci :
Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille du plus mystérieux
De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot, que vous croyez que l’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l’homme en face dit :
« Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »


Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel! »

 

Recueil: Toute la Lyre

 

2 - Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.

Cet accord met en lumière le fait que l'autre parle toujours de lui-même quand il s'exprime.

Cela nous invite à écouter de façon consciente pour :

  • ne pas systématiquement ramener à soi ce qui est dit par l'autre ;
  • se remettre en cause si et seulement si cela est nécessaire et juste pour soi.
Un brin de philosophie

Le test des trois passoires

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : «Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?»

– «Un instant», répondit Socrate. «Avant que tu me racontes tout cela, j’aimerais te faire passer un test rapide. Ce que tu as à me dire, l’as-tu fait passer par les trois passoires ?» «Mais oui», reprit Socrate, «avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.»

– «La première passoire est celle de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ?»
– «Non, pas vraiment, je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire.»
– «Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.» «Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTÉ. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ?»
– «Ah non, au contraire ! J’ai entendu dire que ton ami avait très mal agi.»
– «Donc», continue Socrate, «tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas sûr qu’elles soient vraies. Ce n’est pas très prometteur ! » «Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l’UTILITÉ. Est-il UTILE que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?»
– «Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile.»
– «Alors», conclut Socrate, « si ce que tu as à me raconter n’est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ? Je ne veux rien savoir. De ton côté, tu ferais mieux d’oublier tout cela.»

 

3 - Ne faites pas de suppositions

Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer complètement votre vie.

Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer complètement votre vie.

Cet accord explique que s'inventer les pires histoires nous rend triste.

Cela nous invite à éviter d'apporter du crédit à toutes nos pensées. En effet :

  • on a tendance à s'imaginer toujours le pire ;
  • supposer que telle personne agit de telle manière parce qu'elle veut probablement ceci ou cela, c'est le plus souvent se tromper, puisque nous ne sommes pas dans la tête de cette personne.

Plutôt que de supposer, il est donc indispensable d'oser poser des questions, et d'écouter attentivement les réponses pour être sûr d'avoir compris.

Un brin de réflexion

Chaque supposition nous éloigne de la vérité...

Une jeune fille tenait deux poires dans sa main. Sa mère s’approcha d’elle et lui demanda si elle pouvait lui donner une de ses poires.

Alors la jeune fille mordit dans l’une des poires, puis dans l’autre.

Le sourire de sa mère se décomposa, même si elle essayait de ne montrer ni sa déception ni son énervement face à l’attitude égoïste de sa fille.

Un instant s’écoula, puis la jeune fille donna l’une des deux poires à sa mère en lui disant: « Tiens maman, prends plutôt celle-ci, elle est meilleure que l’autre. »

 

4 - Faites toujours de votre mieux

Votre "mieux" change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

Votre "mieux" change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

Cet accord nous aide à comprendre qu'il faut savoir s'écouter pour être au mieux dans la relation.

Cela nous invite à mieux nous écouter au jour le jour. En effet : 

  • faire de son mieux dépend toujours de notre état émotionnel du moment ; 
  • en faire trop, ou se forcer, nous épuise ; 
  • en faire pas assez nous donne des remords.
Un brin de réflexion

Chacun porte en lui sa vision du monde...

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui dit :
– Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme lui répondit par une question :
– Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
– Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.
Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.
– Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieille homme répondit de même :
– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?
– Ils étaient bons et accueillants, honnêtes, j’y avais de bons amis. J’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
– Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :
– Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ?
– Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.

 

Au final, le bonheur ne tient-il pas à peu de chose ? Et si nous écoutions cette petite voix que nous avons dans la tête, une voix douce et bienveillante envers nous-même, plutôt que ce juge, ce tyran intérieur qui nous paralyse et nous ôte toute estime de nous-même ?

 

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